Des flammes à la relance : récit d’une intervention hors norme
“L’incendie d’une partie de l’outil de travail est un traumatisme pour l’entreprise et ses salariés. Mais encore pire, c’est de se retrouver le lendemain matin devant les décombres, à se demander comment on va poursuivre l’activité. En 3 jours, nous disposions des expertises, des plans d’actions, et dans la foulée, les travaux démarraient. Les équipes ont travaillé 7j/7 et quelles que soient les conditions, en cette période hivernale. Dans les délais impartis, les ateliers provisoires ont été livrés et l’activité a pu reprendre comme prévu.” – Jean-Michel Chevallier, Directeur Général de la SAVAC
Un plan pour sauver l’activité
Au petit matin du lendemain de l’appel à l’aide du client, les équipes d’EMTS sont sur place et constatent : 60% du bâtiment – d’environ 2000m2 – sont partiellement effondrés et nécessitent une sécurisation contre les risques liés au vent et à la neige ; les 40% restants peuvent être sauvés mais doivent urgemment être renforcés. S’en suivent deux journées d’études structurelles, de chiffrage et d’étude de la faisabilité pour aboutir à un plan de sauvetage inédit, présenté le vendredi à 18h aux clients.
L’ambition est colossale : mesures conservatoires incluant le sauvetage des 40% restants du bâtiment, création de deux bâtiments provisoires de maintenance entièrement équipés et aux normes respectivement de 850m2 et 450m2 sans oublier une base vie mise à disposition des clients pour y établir leurs bureaux et un bâtiment annexe de stockage. Le tout en deux semaines. Une prouesse technique et humaine dont seul EMTS a le secret.
Un chantier à vive allure
Le lundi suivant, toutes les équipes sont en place et le chantier prend vie. Alors qu’une équipe met en place des étaiements pour sécuriser le bâtiment sinistré et permettre une remise en activité partielle, une autre équipe s’attache à définir précisément les besoins opérationnels du client pour la construction des deux bâtiments provisoires. Les exigences sont multiples : respect des différentes normes de sécurité, confort pour la base vie et les bâtiments (eau, chauffage, électricité, fibre optique, etc.) et des demandes spécifiques à leur activité de maintenance de bus (6 zones différentes d’accueil des bus en plus de celles sauvegardées dans le bâtiment principal, air comprimé, etc.).
Dès le jeudi, la construction des bâtiments provisoires débute avec en ligne de mire le 9 janvier comme date de reprise de l’activité. Des délais impossibles à tenir sans la mobilisation 7 jours sur 7 – Noël et Nouvel an compris – de 6h du matin à 22h, d’environ 50 personnes au total. Malgré des conditions météorologiques exceptionnellement complexes, avec vent et neige, les équipes progressent vite et prennent même de l’avance sur le planning. La date du 9 janvier sera tenue. Le site a repris son activité.
Innover dans l’urgence
Alors qu’une construction de ce type de bâtiment provisoire prend habituellement de nombreuses semaines, la solution d’EMTS est radicalement plus rapide. Comment est-ce possible ? Grâce à une idée particulièrement innovante des équipes, à savoir construire des bâtiments en structure échafaudage. La méthode est habile puisqu’elle permet de gagner de précieuses semaines tout en ne faisant aucune concession sur la solidité et la fiabilité du bâtiment qui, bien que dit « provisoire », pourra aisément résister à l’usage quotidien pendant au moins deux années.
La puissance d’un collectif au service de la reprise d’activité
Dans une situation d’urgence comme celle-ci, où chaque heure compte et où l’erreur n’a pas sa place, l’excellence technique n’est qu’une partie de l’équation. Le véritable moteur du succès, c’est l’humain. Dans ces contextes où les décisions sont nombreuses, rapides et lourdes de conséquences, la capacité des équipes à se mobiliser, à coopérer et à garder le sang‑froid devient déterminante.
Dans ce dossier, l’entreprise sinistrée, l’assureur, l’expert et les collaborateurs d’EMTS ont su former un collectif soudé, guidé par un objectif commun : éviter la paralysie de l’activité et reconstruire, dans des délais inédits, un environnement de travail fonctionnel. L’engagement des équipes, leur réactivité, et plus largement la résilience dont chacun a fait preuve, constituent un témoignage rare de ce que la coordination humaine peut produire dans l’urgence.
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